Le Blog d' Ezlearn Conseil

Le choix d'un thème accessible sur un LMS

Fonction accessibilité

Lorsqu'on explore les thèmes disponibles sur la plateforme de formation LMS[1] Moodle, on peut y passer la journée. A la recherche d'un thème simple à mettre en oeuvre et présentant des fonctions d'accessibilité, j'ai découvert le thème Moove créé par un brésilien : Willian Mano.

Moove est un thème très simple qui propose un habillage de la plateforme à ses couleurs et sans fioritures. L'apprenant se repère facilement parmi les modules de la plateforme et peut se focaliser sur ses apprentissages.

Si vous cherchez des fonctions d'accessibilité Moove est le seul thème qui propose dès la page de connexion, à tout utilisateur un outil pour choisir la couleur et le contraste de son interface ainsi qu'une police de caractère DYS.

Personnellement , j'ai sélectionné cette police de caractère DYS et je la préfère aux autres car elle est vraiment plus agréable à lire.

Petit détail supplémentaire : tout ceci existe dès la version gratuite.

Sélection de la fonction accessibilité sur l'interface de la plateforme d'apprentissage ou LMS avec le thème Moove.

6 conseils pour un visuel efficace et inclusif en e-learning

Quelques vues écran du LMS

Exercice illustré par 2 escaliers. Un escalier aisé pour un homme et un escalier avec de très grandes marches pour une femmeUn enfant dessine une sphère et ses méridiensUn femme, un homme et une enfant attrapent une pomme dans un arbre. La femme et l'enfant trop petite montent sur une marche pour être à la bonne hauteur.

Pour être efficaces, les visuels illustrant une formation doivent être pertinents, explicites et sans superflu. L’apprenant doit être guidé pour apprendre plus efficacement, l’image fait partie des outils allégeant la charge cognitive et favorisant l'inclusion mais ... à certaines conditions.

Conseil n°1 : proposer des dessins simples

Conseil n°2 : enlever le superflu

Conseil n°3 : éviter les animations sauf si le propos le nécessite

Conseil n°4 : adéquation parfaite avec le propos des visuels

Conseil n° 5 : pas ou peu de texte (si nécessaire, privilégier des mots clés)

Conseil n° 6 : respecter les principes d’accessibilité (contraste fort entre les éléments, la police de caractère est suffisamment grande...)

Des principes mis en adéquation pour la formation autour de l’inclusion et l’égalité des genres « Gender Equality and Disability Inclusion » de l'ACCI Best Centre de Abuja, conçue et mise en ligne en tandem avec Nadège Riche. Ezlearn peut fièrement fêter ses 🎂 5 ans !

Alléger la charge cognitive des ressources pédagogiques

L'architecture du cerveau et les connaissances

La théorie de la charge cognitive intègre les savoirs sur l'architecture du cerveau humain aux principes de création d'enseignements.

On peut catégoriser les connaissances par un nombre de chemins presque infinis. Pour les concepteurs pédagogiques il suffit de garder à l'esprit qu'il y a des connaissances primaires et des connaissances secondaires

Les connaissances primaires sont celles que nous avons acquises. Elles peuvent être très complexes mais nous les avons assimilées aisément, automatiquement et inconsciemment depuis la naissance.

Les connaissances secondaires sont non-acquises comme par exemple les connaissances culturelles, celles nécessitant des relations les unes par rapport aux autres... Ces connaissances nécessitent un effort délibéré. Nous nous les approprions grâce à un enseignement explicite.

La théorie de la charge cognitive s'applique spécifiquement aux connaissances secondaires et leur traitement par le cerveau.

La mémoire de travail a une capacité limitée

La mémoire de travail est très très limitée lorsqu’il s’agit de traiter des informations nouvelles, c'est à dire inconnues par l'apprenant. Nous sommes capables de traiter 2 à 4 informations nouvelles à la fois. Et durant un temps très court. La mémoire de travail est très limitée en capacité et en durée. Par exemple, si vous devez effectuer une multiplication de nombres à 2 chiffres, votre mémoire de travail est vite dépassée. Elle ne peut pas traiter cette opération.

Durée de vie d'une nouvelle information : 20 secondes

Nous pouvons conserver une information nouvelle dans la mémoire de travail environ 20 secondes ou à peu près. Ensuite tout a disparu.

Nous avons donc une capacité très limitée. Comment fait notre cerveau dans de telles conditions? Heureusement nous nous en sortons parce que nous avons aussi une mémoire long terme.

La mémoire à long terme est illimitée

La mémoire long terme diffère de la mémoire de travail dans deux aspects essentiels . Elle n'a aucune limite de capacité connue et elle n'a aucune limite de durée connue, elle est vraiment très large.

S'engager en formation

Une fois que l'information est entrée en mémoire à long terme, nous pouvons la re-transférer dans la mémoire de travail sans effort. Nous nous engageons en formation pour envoyer les informations dans la mémoire à long terme.

Une fois que nous avons une information dans la mémoire long terme nous sommes transformé. Nous devenons des personnes différentes. Nous pouvons faire des choses que nous ne pourrions pas rêver de faire autrement.

Favoriser le transfert

Les concepteurs de média d'apprentissage doivent avoir cela en tête lorsqu'ils présentent de nouvelles informations à leurs apprenants. Ils doivent prendre en compte les difficultés que les apprenants auront à traiter ces nouvelles données.

Le concepteur doit garder à l'esprit que l'objectif de son instruction est de permettre à l'apprenant de transférer ces informations dans la mémoire à long terme, De façon à ce qu'ensuite il soit capable de les rappeler dans la mémoire de travail sans effort.

Plus tu en sais plus tu apprends facilement

Lorsque le cerveau a de nouvelles informations à traiter, il essaye automatiquement d’utiliser d'anciennes connaissances pour s'aider à traiter les nouvelles. Plus on en sait, plus il est facile d'en savoir plus ! C'est une boucle de rétroaction positive.

Si vous savez très peu de choses d'un sujet, alors tout ce que vous abordez est nouveau. Comme lorsque vous déménagez dans une nouvelle région inconnue, tout est plus difficile. Par contre lorsque vous y vivez depuis longtemps tout est plus facile parce que tout est stocké dans la mémoire à long terme. Vous pouvez utiliser les anciennes informations pour assister le traitement des nouvelles.

Définition de la charge cognitive

Si vous faites face a des éléments multiples d'informations nouvelles, cela impose à votre mémoire de travail des traitements multiples et simultanés d'éléments d'information.

Quand l'interactivité entre les éléments est élevée, le cerveau doit traiter de multiples données. C'est à dire quand ces éléments interagissent les uns entre les autres d'une certaine façon. Vous ne devez pas juste les mémoriser vous devez aussi les traiter. Par exemple les mettre dans un certain sens, les organiser et y penser simultanément.

Augmenter l'interactivité impose une lourde charge à la mémoire de travail : c'est la charge cognitive.

Traitements multiples et charge cognitive

Apprendre par coeur le vocabulaire d'une langue étrangère nécessite peu d'interactivité, la charge cognitive est faible même si la tâche est difficile. A contrario si vous apprenez comment mettre les mots ensemble dans une phrase qui a du sens alors ils interagissent et vous commencez à subir une charge cognitive.

Le flux d'information d'un diaporama

Si vous assistez à une formation et vous parcourez 30 diapositives, en lisant le texte à l'écran, même si les éléments sont sans lien entre eux, cela cause une charge cognitive élevée juste parce qu’il s’agit d'un flux continu d'informations nouvelles. Vous n'avez pas l'opportunité de les traiter et de les intégrer dans votre mémoire à long terme sauf si vous prenez des notes que vous relirez ensuite.

Une vidéo complexe et/ou longue peut décourager

Si l’apprenant novice du sujet essaye de se remémorer ce qui a été dit 2 minutes avant, il n'y arrivera pas. Pendant qu'il traite l'information courante il a déjà perdu l'information précédente. Il devra regarder la vidéo plusieurs fois avant de mémoriser à long terme.

Si les éléments présentés successivement sont fortement liés et que la vidéo dure trop longtemps, alors l'apprenant perd pied totalement et se décourage, intérieurement il peut se dévaloriser.

Le créateur d'une vidéo doit répartir les éléments en petits modules vidéos pour permettre à l'apprenant d'apprendre peu à peu. Une fois que les apprenants ont acquis tous ces éléments alors vous pouvez commencer à les relier entre eux.

Apprendre comment relier ces éléments requiert des ressources de la mémoire de travail. Et c'est cela qui est l'action de comprendre.

Le rôle du concepteur d'e-learning : alléger

Un formateur doit toujours avoir à l'esprit qu'il dispose d'une faible charge cognitive car il est expert du sujet et les informations sont présentes dans sa mémoire à long terme.

Le concepteur de média pédagogiques devra alléger les supports du formateur plutôt que de les surcharger.

Méfiez-vous des animations qui peuvent détourner l'attention de l'essentiel. Par exemple, si vous avez quelque chose qui bouge sur une page ou quelque chose qui est très coloré et qui n’a fondamentalement rien à voir avec les messages basiques que l'apprenant doit acquérir. Ces choses vont prendre des espaces de la mémoire de travail qui ne sera plus disponible pour l'apprentissage.

Les apprenants ne doivent pas regarder quelque chose dont ils n'ont pas besoin si ce qu'ils sont en train de regarder est complexe, difficile à comprendre ils n'ont pas besoin d'un dessin animé en plus.

Le débit de paroles ne doit être ni trop lent ni trop rapide. Les silences permettent le traitement des données en mémoire.

Le concepteur de ressources e-learning doit prêter attention à la quantité d'informations figurant sur chaque écran, il a intérêt être sobre. Il doit guider l'apprenant qui doit savoir quoi et quand regarder et quelles sont les choses importantes à retenir.

Appli ShurePlus Motiv

vue écran de l'appli mobile ShurePlus Motiv

Pour enregistrer une voix avec son smartphone, l'app mobile Shure Plus Motiv est vraiment pratique, en mobilité. Elle fonctionne sur Android et sur Iphone. Sur cette photo on y voit les réglages que je pratique pour un enregistrement courant en intérieur isolée du bruit.

Evidemment ce sera plus intelligible avec un micro digne de ce nom, c'est à dire pas un kit piéton bas de game, parce qu'il y a kit et kit. Les kits piéton de base, fournis avec le téléphone peut donner un son acceptable.

La voix du e-learning

Nous abordons

Voix in ou voix-off ?

Une voix off, qu’est-ce que c’est ? C’est la voix qu’on entend sans voir le locuteur. Elle est présente dans les films documentaires, la publicité, le e-learning, le film promotionnel, l’audio-guide, le jeu vidéo, le tutoriel…

En voix in, le locuteur est présent à l’image, on la retrouve également en publicité, dans les films promotionnels et bien sûr dans l’enseignement. Là, l’image du locuteur prend une réelle importance.

Pourquoi et comment se préoccuper de l'intelligibilité ?

L’intelligibilité c’est hyper important notamment en pédagogie. La pédagogie s’adresse à tout le monde, et on se forme à tout âge, tout au long de notre parcours professionnel. Il est donc fondamental que les personnes atteintes de troubles auditifs, dues à l’âge ou à un accident puissent elles aussi profiter d’un enseignement intelligible.

Il faut pour ça, que la voix soit captée avec du matériel de haute qualité et reproduite le plus fidèlement possible, à un niveau sonore constant.

Il faut aussi veillez à enregistrer dans un lieu doté d’une très bonne acoustique, si on a pas un studio sous la main, ça peut se faire dans une pièce petite non réverbérante – mate – et aussi que ce lieu soit parfaitement isolé des bruit parasites tels que circulation automobile ou travaux publiques, chien des voisin.

Dans le cas présent, on peut pas dire que ces critères soit bien respectés ! (!) ma pièce résonne.

Et puis, on doit porter une grande attention à l’équilibre tonal, c’est à dire l’intelligibilité des consonnes, car les consonnes sont naturellement moins fortes que les voyelles, mais elles sont essentielles pour la compréhension des mots.

Comme on perd un peu en qualité auditive avec l’âge, que les consonnes sont moins fortes, on les distingue un peu moins bien.

Si par exemple, on entend cabot au lieu de cadeau, la phrase perd tout son sens !

La courbe audio du mot kado

Qualiopi

C’est capital pour rendre un cours inclusif c’est à dire qui s’adresse à tous ou qui donne les même chances d’apprentissage à tous. C’est un critère de Qualiopi, le référentiel qualité de la formation. On se rend compte que le son touche à la physique, à la technique du son et aussi à l’humain : au placement de sa voix.

Impliquer l'apprenant

Je voudrais parler d’implication. Dans l’enseignement, il faut impliquer l’ apprenant en s’adressant à lui. Alors pour capter l’attention il faut s’impliquer soi-même et garder une énergie constante sur une durée qui peut être assez longue. Dans ce cas, on préférera la station debout et on accompagnera la voix par le geste, ça permet de mieux projeter la voix.

Et puis quand on lit un texte, on doit éviter que l’auditeur entende que le texte est lu, sinon, il décroche rapidement. Pour ça, on va utiliser les changements de rythmes, faire des césures, et puis jouer une mélodie en variant les intonations.

L'intention de la voix-off

Par rapport au micro, il y a une distance à respecter. Tout dépend de l’intention que l’on veut donner, si on veut être dans l’intimité on va se rapprocher du micro et puis on peut baisser sa voix comme ça.

Si on s’adresse à un ensemble de personnes, il faut un peu s’éloigner et puis projeter sa voix. Ça demande une maîtrise de sa voix et de sa posture.

Préserver sa voix pour mieux la placer

La voix, il faut la préserver, en prendre soin.

La voix a deux ennemis majeurs : on pense évidemment à l’obstruction de la sphère ORL causée par un rhume par exemple. Là on perd en intelligibilité, on parle du nez. C’est désagréable.

Et puis, on y pense pas forcément, l’excès d’acidité. on n’y prête pas forcément attention, mais selon notre alimentation, on peut avoir des reflux gastriques qui remontent dans l’oesophage et créent une inflammation des cordes vocales.

Une voix en bonne santé, c’est une voix qu’on va pouvoir placer plus facilement dans différentes hauteurs, sans fatiguer, sans forcer.

La posture du locuteur et la restitution de la voix

À part en publicité ou dans les jeux vidéo, on va utiliser sa vrai voix. C’est à dire une voix juste, qui ne triche pas. On ne cherche pas à séduire par des artifices avec un ton dramatique ou des effets théâtraux.

Pour être crédible, il faut parler vrai. La posture joue un rôle important pour adopter une voix juste. À chacun de trouver la posture qui lui convient le mieux, c’est très personnel.

Pour commencer, on se tient debout, bien droit, les deux pieds parallèles, bien ancrés dans le sol, la tête droite. On prend une bonne respiration, les mains à hauteur du nombril, et on se lance ! C’est important d’avoir les mains libres.

Quand on écoute sa voix enregistrée pour la première fois, c’est assez perturbant. On s’écoute et on se dit : « c’est pas ma voix, je ne la reconnais pas ». Et c’est normal, parce que quand on parle, on s’entend par nos oreilles, bien sûr, mais aussi et d’abord par notre système osseux, par les vibrations internes produites à l’intérieur de notre boite crânienne par les cordes vocales. Alors que l’auditoire nous entend que par ses oreilles. Le microphone reproduit uniquement le son qui sort de la bouche, il ne ment pas, l’enregistrement restitue ce que les autres entendent.

Il faut un peu de temps pour s’y habituer et l’accepter.

Trucs pour débuter

Essayer de trouver quelque chose pour ajouter sa feuille quand on lit un script pour éviter de faire du bruit avec sa feuille.

Eviter de tenir son micro à la main. Il vaut mieux avoir un pied pour avoir le corps complètement libre.

Microphones et accessoires de voix-off

En voix off, on peut débuter avec un micro cardioïde de type Audio-Technica USB AT2020+, c’est un bon micro, à un tarif très accessible, autour de 140 €. Il est pratique, a une sortie casque intégrée avec un ampli casque intégré. Il a un préamplificateur intégré qui permet de brancher sur l’ordinateur directement en USB, pas besoin d’une carte son externe.

Quand on est en proximité environ 20 cm, on ajoute un filtre anti-pop. C’est un écran en tissu qui évite les impacts des plosives[5] sur la membrane du micro.

Pour une voix in, tout dépend du contexte. Ça peut être un micro cravate, sans fil, si on a besoin d’être en mouvement. Ca se porte à la boutonnière, il y en a des pas très chers entre 40 et 60 €, sans fil c’est plus cher : environ 150€

Et puis il y a les micros type canon, hyper-directionnel, qui permettent de capter la voix à distance tout en préservant l’intelligibilité. Mais là, faudra ajouter une interface audio externe, ou carte son, sur laquelle on branchera le micro, et qui sera connectée en USB à l’ordinateur.

Sinon, on peut aussi brancher le micro directement dans un enregistreur audio de type Zoom H4n ou Tascam DR40x.

Toutes les solutions sont permises, à condition que la qualité de la chaine audio soit cohérente. Mais avant d’investir, il faut d’abord bien étudier ses besoins. Pour éviter d’acheter quelque chose d’inadapté à ses conditions de travail.

Et pour ceux qui imaginent faire des vidéo en prenant le son avec le micro intégré de leur PC, caméra, smartphone ou DSLR, qu’est ce que je peux dire ? Écoutez la différence !

Et, justement, pour écouter, on s’équipe d’un casque audio, fermé, neutre et confortable.

Je vous donne deux références : le Beyer DT 770 et l’Audio-Technica ATH M50x, autours de 130 euros.

Trois trucs pour enregistrer une voix

On peut utiliser un logiciel open source comme Audacity pour enregistrer ou importer le son sur son ordinateur. C’est basique, mais ça fonctionne.

En revanche, pour compresser, égaliser ou normaliser les niveaux, là c’est assez aléatoire. Il vaut mieux se tourner vers des logiciels payants et professionnels comme Reaper, il coute 60 € à vie. Mais qu’on utilise Audacity ou Reaper, ça demande quelques connaissances techniques dans le domaine du son.

Pour le traitement du son, l’intelligibilité est capitale. Pour la garantir, on peut accentuer de quelques décibels (dB) les fréquences moyennes et hautes de l’oreille humaine, sans dénaturer la voix, autour de 2000 Hertz et 8000 Hz. On peut accentuer entre 3 et 6 dB maximum pour augmenter la précision de la voix. Et appliquer un filtre coupe-bas vers 100 Hz. Bon, il faut agir avec discernement et modération !

Et puis aussi, compresser légèrement le signal pour atténuer les différences de niveau, adoucir la dynamique.

Un autre truc, pour garantir un niveau sonore constant sur l’ensemble de vos productions. Parfois on enregistre un jour puis le surlendemain. Il faut garder un niveau constant. il y a un outil en ligne qui compresse et normalise au niveau cible souhaité. Pour le web on cible – 17 LUFS. C’est gratuit pour 2 h de productions mensuelles. Et le résultat est vraiment top ! C’est Auphonic, outil en ligne (lien plus bas).

Voix humaine versus voix de robot

Dernièrement, beaucoup de progrès on été faits dans les voix de synthèse. L’ IRCAM fait énormément de recherche dans ce domaine, de même que les GAFAM[6]. Mais comme je le disait précédemment, pour impliquer et capter l’attention, il faut s’impliquer soi-même. Ce qu’une machine ne sait pas encore le faire. Les voix de synthèse fonctionnent très bien pour un tuto du genre « comment ouvrir un compte bancaire », mais pour faire passer de l’émotion par la voix, parler vrai, l’humain reste inégalé !

On a envie d’avoir un lien, une proximité avec son formateur et ce n’est pas la même impression si on a affaire à une machine qui lit une partie du cours.

François est comédien voix off et voix in. Il a été formé au théâtre, à la radio, au doublage de films. Il est aussi ingénieur du son pour le spectacle vivant et l’audiovisuel et enfin Il est sound designer ou illustrateur sonore.

François Jonquières voix-off

Quelques liens

Audacity : logiciel à télécharger pour monter et traiter le son. https://audacity.fr.softonic.com/

Auphonic : studio en ligne et automatique : https://auphonic.com/

Reaper : logiciel à télécharger pour monter et traiter le son. https://www.reaper.fm/

La voix-off

un visage et l'onde sonoremicrophone de voix-offoreille